Jardin Vegan, par Arnaud Bruckler

Le dîner qui a lancé ce site

Ce site a commencé par un dîner que j’ai failli rater. J’avais promis le plat principal à des amis, et j’ai appris le matin même qu’une des personnes attendues ne mangeait aucun produit animal. J’ai passé quarante minutes dans un supermarché à retourner des paquets pour savoir ce qu’il y avait dedans, je suis reparti avec des pâtes et des légumes, et j’ai servi quelque chose de correct que personne n’a redemandé.

Si tout cela a fini en site plutôt qu’en carnet de notes, c’est une déformation professionnelle : je fabrique des sites pour vivre. Mon nom est Arnaud Bruckler, je suis référenceur indépendant depuis 2012, sur une spécialité étroite du SEO, le netlinking. La popularité d’une page se mesure d’abord aux liens qui pointent vers elle, et mon métier consiste à aller les chercher, par des emplacements achetés sur des sites existants comme par les PBN que je conçois pour mes clients. Jardin Vegan ne vend rien et n’affiche aucune publicité. Il existe parce que le sujet m’a occupé une fois pour de bon, et parce que j’avais les outils sous la main.

Le problème, ce soir-là, n’était pas de trouver des ingrédients : il y en avait partout autour de moi. C’était de savoir quoi en faire, et de ne pas transformer un repas en démonstration. C’est à cette deuxième difficulté que le site s’adresse. J’y rassemble nos recettes vegan, des repères pour se lancer dans une alimentation vegan sans tout changer d’un coup, les raisons que les gens avancent quand on leur demande pourquoi devenir vegan, et de quoi éviter la maladresse classique du cadeau pour un vegan.

Manger sans viande au Japon

Arnaud Bruckler dans une ruelle de restaurants au Japon, le soir, sous des lanternes
Dans une ruelle d’izakayas, à l’heure où les lanternes s’allument

Cette photo a été prise dans une ruelle de restaurants, au moment où l’on choisit une porte plutôt qu’une autre. Manger dehors est une habitude quotidienne au Japon, et c’est aussi le meilleur endroit pour se débarrasser d’une idée reçue : une cuisine peut être ancienne, populaire, servie tous les soirs, et se passer très bien de viande.

La cuisine des temples bouddhistes, le shojin ryori, se pratique sans viande ni poisson depuis des siècles, à partir de légumes de saison, de tofu, de champignons et d’algues. Un édit impérial de 675 interdit de manger bœuf, cheval, chien, singe et poule pendant la saison des cultures, d’avril à septembre. Le tabou s’est élargi au fil des siècles, sans jamais couvrir le gibier, et n’a été officiellement levé qu’en 1872. Le Japon n’est évidemment pas un pays végane, et le bouillon de bonite séchée se cache dans quantité de plats, mais le répertoire végétal y est vaste et personne ne le présente comme une privation.

Une recette qui rate ne convainc personne, quel que soit l’argument qui l’accompagne. Je m’en tiens donc à des quantités justes, des temps de cuisson vérifiés et des substitutions qui tiennent à la cuisson, en laissant chacun décider jusqu’où il va.

Mes autres terrains

Mon temps d’écriture se partage entre plusieurs endroits. Altermonde Sans Frontières enregistre les villes et les fuseaux horaires. Conservation Nature, encyclopédie du vivant à laquelle je collabore depuis des années, me prend autant que la cuisine. Et mon site professionnel dit ce que je fais quand je ne fais ni l’un ni l’autre.